Horrible prophétie

Horrible Prophétie de Victoria Martin

Une nouvelle auto-éditée.

« Cela change des lectures habituelles et apporte un souffle nouveau à ce genre »
Blog au fil des pages

 

Dans un monde de magie et d’obscurité, un petit village voit un matin un soleil rouge se lever. Un soleil de sang, un soleil de mort, annonciateur d’une horrible prophétie. Il amène avec lui un bateau fantôme qui aborde le port du village.

 

S’ensuit un meurtre épouvantable commis dans le sang qui pousse tout le monde dans la panique. Les villageois s’accusent les uns les autres. Au milieu de tous ces crimes, Lénora, jeune magicienne ayant découvert le premier meurtre, et déjà largement perturbée par ses études, mène une vendetta sanglante contre le meurtrier.

 

Elle est prête à tout pour venir à bout de la terreur qui règne dans le petit village. Elle veut déjouer le destin qui s’impose avec cette horrible prophétie, quitte à se salir les mains. Dans cette quête d’un tueur, qui dit que le véritable coupable est bien là où on l’attend ?

Un peu plus sur l’auteur et son œuvre

Victoria Martin est une jeune autrice, qui s’est lancée dans l’auto-édition au cours de l’année 2015. Elle a toujours écrit depuis son plus jeune âge, réalisant des romans d’abord inachevés, puis des récits de fanfiction sur internet. Finalement, elle publie son premier roman un peu par hasard, mais celui-ci réussit à attirer un premier lectorat.

Elle publie au cours de l’année 2017, le second tome de sa série Horrible Prophétie, intitulé Les Rouages du Destin. La série devrait contenir quatre tomes.

 

Les thèmes que Victoria Martin aime aborder sont la magie et la mer. Elle a un souvenir très prenant de ses vacances passées sur la côte d’Opale et dans les environs de Nice, un espace où elle a puisé son inspiration.

Le besoin de lire d’autres auteurs auto-édités

Comme dans tous réseaux, dans tous domaines, la collaboration et l’observation sont importantes. J’avais déjà commencé en m’intéressant à une première auto-édition que j’avais trouvée en fouillant sur Wattpad. Vous vous souvenez de Chimeterre ?

 

En découvrant cette jeune fille dédicaçant ses livres en librairie, on m’a poussée à aller la voir. J’aurais certainement dû y aller de mon plein gré mais je suis une éternelle timide. 🙂

Cela restait une bonne expérience, surtout, en sachant que je serais peut-être amenée à expérimenter la même chose d’ici peu. Il y a bien sûr d’autres auteurs qui auto-éditent et il faudra que j’en découvre un peu plus.

 

Si vous avez la moindre recommandation à me faire n’hésitez pas !

Un univers de magie et de Fantasy

L’univers que nous propose Victoria Martin est un monde de magie, centré principalement sur son anti-héroïne Lénora. Elle est magicienne, tout juste diplômée de l’école de magie. Elle n’est pas la seule douée de magie dans cet univers. On retrouve également le directeur de l’école de magie ainsi que la reine Lucia.

 

Il y a peu de personnages dans cette nouvelle, on retrouve Lénora, le directeur de l’école, le roi et la reine et le gardien de la porte. On a peut de détail quant à la magie que pratique Lénora, on sait seulement que c’est une adepte de la magie noire. Elle semble déterminée à plonger dans des tréfonds obscurs aussi sombre que son âme.

L’élément le plus fantastique de cette nouvelle reste la prophétie en elle-même, bien que je n’ai pas véritablement compris le but de celle-ci, à part apporter le chaos sur un village. L’autrice reste très vague sur ce point.

 

Il y a cependant un parallèle intéressant fait par l’autrice, que je pense, elle aurait peut-être dû développer un peu plus. Lénora est capable d’accomplir des actes horribles, aussi horrible que le crime commis au sein du village. On en vient à se demander si elle n’est pas elle-même la cause de cette prophétie. En ayant foi en la prophétie, ne la réalise-t-elle pas ?

L’idée d’une anti-héroïne

J’ai beaucoup aimé l’idée de l’autrice, celle de faire graviter son histoire autour d’une héroïne, ou plutôt d’une anti-héroïne. On assiste à son évolution. Il semble que Lénora ait déjà une part d’obscurité quand nous commençons cette histoire, mais elle s’affirme vraiment au cours des pages comme maléfique et ambitieuse.

 

Nous ne sommes pas du côté du gentil, ni du méchant d’ailleurs, l’autrice est claire, c’est un monde très sombre qu’elle nous offre. Elle n’est pas avare d’adjectifs : sombre, obscure, lugubre, etc. Elle fait tout pour nous faire bien comprendre le monde noir dans lequel elle nous entraîne.

Envie de découvrir mon premier roman Trois Empires — Éveil ?

« Des ombres menaçantes émergeant du brouillard opaque semblaient se dresser pour lui barrer la route. Cependant elle savait parfaitement où elle allait. Lénora passa l’imposant barrage des deux chevaliers géants fait d’ombre, épée plantée dans le sol, lorsqu’elle se décida à montrer sin visage. »
Extrait d’Horrible Prophétie.

 

Autant le dire, l’anti-héroïne ne contraste pas avec l’univers dans lequel elle évolue. Et tout cela ne fait que se développer un peu plus page après page.

Un petit livre pour une petite découverte

Ce n’est pas un bien gros livre à peine une quarantaine de page, c’est pour cette raison que je pense que vous pouvez vous y plonger sans problème. C’est un petit livre qui vous permettra de découvrir l’univers de l’autrice. Je vous préviens c’est un univers assez glauque, mais le style est intéressant.

On a une bonne alternance de longues et courtes phrases, elles se mêlent avec facilité. J’ai eu quelques haussements de sourcils sur la conjugaison et l’utilisation du temps, mais cela reste assez anodin.

 

C’est une petite découverte pour comprendre et commencer à connaître l’univers de l’auto-édition. Contrairement à ce que certains pourraient dire, l’auto-édition ne signifie pas forcément de mauvaise qualité.

Conclusion

Pour conclure, si vous aimez le fantastique et les univers sombres, vous aimerez vous plonger dans la Dark Fantasy de Victoria Martin. Ce n’est pas mon coup de cœur de l’année, mais cela se lit bien, c’est aussi très court, donc il est facile de se lancer dans celle-ci.

 

Je ne sais pas si je vais me lancer dans le second tome de la série Horrible Prophétie, mais j’ai été heureuse de découvrir le roman de cette jeune femme, d’une autre autrice. J’ai beaucoup aimé le style du livre et cela m’a permis de voir aussi le travail d’autres auteurs. Je peux m’inscrire ainsi en faux.

 

J’avais entendu dire par un libraire récemment qu’elle considérait toutes les auto-éditions comme des œuvres de mauvaise qualité. Certes, on le voit sur les plateformes d’écriture, certaines œuvres auto-éditées auraient besoin d’un bon coup de bistouri, mais d’autres mériteraient vraiment le coup d’œil.

 

Je ne dis pas que nos œuvres devraient être éditées telles qu’elles sont. Non, dans un roman, il y a toujours des passages à améliorer, à mieux ficeler, mais je pense à Chimeterre, le style, l’univers, etc. Je trouve le travail de l’auteur formidable, si seulement il pouvait développer un peu plus ses personnages…

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