séance de dédicace

Une première expérience d’une séance de dédicace

Les aventures d’une autrice en herbe – Partie 1

Pour ceux qui suivent ma newsletter, ou encore qui me suivent sur les réseaux sociaux, vous savez que j’ai effectué ma première séance de dédicace samedi dernier : le 27 avril. Ce fut une première expérience et une expérience pour le moins étrange.

 

Je me suis dit que cela serait bien que je vous en parle au cours d’un article. Sachez tout de même que c’est encore une réaction à chaud. Je suis certaine que d’ici plusieurs semaines voir plusieurs mois, je risque de changer d’avis ou de sentiment vis-à-vis de cette première impression.

 

Quoi qu’il en soit, je reste convaincue qu’il est important, autant pour moi, que pour vous, auteur en devenir, que je partage mes impressions et cette première fois. En soit, une séance de dédicace n’est pas bien longue à organiser. Je suis certaine que plusieurs d’entre vous le pensent. Si vous souhaitez connaître la meilleure manière d’en organiser une, je vous laisse découvrir les articles d’Anaïs W. Elle vous donne tous les conseils dont vous auriez besoin.

 

Je vais d’abord vous parler de ma procrastination et du besoin que j’ai eu de vaincre celle-ci avant de me lancer dans cette nouvelle aventure, ensuite je vais vous parler de l’événement en lui-même et enfin des rencontres faites au cours de cet événement.

Vaincre ma procrastination

Cela ne fait peut-être pas un an que je me suis lancée dans la publication de mon premier roman. Je n’ai commencé à m’intéresser à la possibilité de faire des séances de dédicace qu’au cours du mois de mars 2019. Je le reconnais, j’ai procrastiné grandement…

La signification d’un écrivain indépendant

 

En vérité, quand on se lance dans ce genre d’épopée, celle de l’écriture indépendant, ce n’est pas seulement une aventure d’histoire et de créations littéraires. On s’engage sur un chemin bien plus complexe. En tant qu’actrice indépendante, il me faut prendre en compte bien des paramètres au-delà de la réalisation artistique, comme la promotion et la commercialisation de mon livre.

 

Il va falloir que je dresse un bilan de cette année 2019. Elle a été très enrichissante, et surtout riche d’erreurs ! Mais, vous savez ce qu’on dit : on apprend bien plus de ses erreurs que de ses réussites ! Il y aura sans doute beaucoup à en dire.

 

La promotion et la commercialisation se sont deux sujets qui causent beaucoup de débats parmi les auteurs, car c’est souvent là que nous pêchons. Nous sommes des artistes, c’est vrai, et nous sommes pas tous des vendeurs… Vous comprendrez donc, que j’ai eu du mal à me lancer dans cette phase que je nomme « réussir à se vendre… »

L’importance du démarchage

 

Pourtant, c’est essentiel. Sans commercialisation, sans démarchage, on ne vend rien. Et, vous lisez peut-être régulièrement des success-stories où l’auteur réussit à grandir en vendant sur internet, sans avoir besoin de temps de promotion que cela. Que cela soit sur Wattpad ou Scribay…

 

Cependant, soyons très honnêtes, combien d’auteurs rencontrent de tels succès ? Un sur dix mille et encore je suis gentille… Bref, peu. Le reste d’entre nous doivent trouver des moyens de trouver son lectorat. En suivant les recommandations de plusieurs auteurs, les séances de dédicace semblaient être un bon moyen.

 

Ainsi, je me suis lancée dans le démarchage. J’ai fait une liste de toutes les librairies de ma région, d’abord la Basse-Normandie et ensuite la Haute-Normandie. Pour vous de toute façon, cela reste la Normandie en général. Je me suis armée de mon téléphone et j’ai appelé, attendant une réponse ou un peut-être ou un refus.

Accepter le refus

 

Sachez qu’en tant qu’auteur indépendant ou auto-édité, vous rencontrerez plus de refus qu’un auteur ayant été édité au moins une fois. L’auto-édition reste un domaine assez décrié par les libraires et les auteurs du monde du livre en général.

 

Il est vrai qu’il y a de tout dans l’auto-édition, du bon, du très bon et du moins bon aussi. De nombreux libraires sont réticents à l’idée d’accueillir de tels auteurs. J’ai donc, comme beaucoup avant moi, j’en suis sûre, reçu des refus. Certains plus gentils que d’autres, plus explicites que d’autres.

 

Je ne me suis pas découragée pour autant, et j’ai pu rencontrer des personnes bien plus ouvertes, qui n’ont pas hésité à m’accueillir. L’une des premières d’entre eux est une jeune femme, responsable du rayon livre de l’espace culturel Leclerc d’Alençon.

Une expérience étrange, presque humiliante

En ce qui concerne l’événement, je vous avoue que ce fut une expérience étrange et fort désagréable au premier abord. J’avoue avoir été quelque peu désappointée en arrivant.

Une déception à l’arrivée

 

J’avoue avoir pensé être accueillie au sein d’un espace culturel séparé du supermarché. J’ai donc découvert une table installée auprès du rayons des livres avec une affiche proposant une dédicace. Comme j’avais fait l’affiche, je me demande s’il ne serait pas plus à-propos de faire une affiche intrigante, posant une question au lieu de la mention d’une séance de dédicace.

 

Quoi qu’il en soit, je me retrouve donc face à l’entrée du supermarché, avec en face de moi les promos. Une situation à laquelle je ne m’étais pas attendue. Mais, comme toujours face à une situation difficile, on s’adapte, et c’est ce que j’ai fait. Je me suis installée, j’ai préparé mon entrée en matière et j’ai attendu.

 

Car, au fond, la patience, c’est bien une qualité dont vous allez avoir besoin.

Le maintien de la face

 

Au fond, c’est un peu un jeu de dupe, vous ne croyez pas. Je me souviens d’avoir croisé une autre autrice offrant ses livres en dédicace. Elle était assise, un peu cachée derrière ses livres, une position que je n’avais pas envie de prendre. J’ai préféré rester debout proche de la table en passant des « bonjours » et des sourires autour de moi.

 

Je ne sais pas si c’est le positionnement idéal ou si vous avez une meilleure façon de vous présenter lors d’une séance de dédicace. C’est un exercice difficile quoi qu’il en soit, un exercice de présentation et d’introduction.

 

Et puis, il y a surtout de nombreux moments à transcender, car le doute, l’ennui et les coups de mou sont nombreux au cours de la journée. Cela dépend, assurément, du temps que vous passez au cours de votre séance de dédicace. Dans mon cas, j’avais prévu une longue séance de 10h à 18h. Je pense qu’au cours des prochaines séances, d’ici un ou deux ans, peut-être viendrais-je à réduire cette durée.

 

Pour l’instant, je suis encore une inconnue !

Envie de découvrir mon premier roman Trois Empires — Éveil ?

Une longue et difficile attente

 

Le plus difficile dans tout cela : l’attente. Elle est longue et difficile. Il faut savoir rester souriante, rester ouverte, ne pas afficher votre déception ou votre ennui au cours de celle-ci. Il y a forcément des moments de doute, au cours desquels je me suis prise à observer mon environnement.

 

Au final, j’ai vendu sept livres et je suis partie un peu plus tôt. En lisant les comptes rendus d’autres auteurs, ils stipulaient qu’on pouvait choisir de partir un peu plus tôt, et j’ai bien suivi leurs conseils quand j’ai trouvé qu’il y avait de moins en moins de personnes à entrer dans le magasin et que cela faisait déjà plus d’une heure que je patientais.

 

Je vous avoue qu’au vue du résultat, je n’étais pas particulièrement heureuse. Je trouvais que sept livres s’étaient peu, en sachant que j’avais passé sept heures et demi dans le magasin. Cependant, je remets cette impression dans son contexte : c’est la première séance de dédicace que je faisais, la première fois que l’espace culturel offrait la dédicace d’un roman de Fantasy.

 

Mélody, la responsable du lieu, a aussi réussi à me rassurer en m’assurant que ce n’était pas si mal en comparaison des auteurs qu’elle était amenée à rencontrer et à héberger pendant quelques heures.

De belles rencontres

Il y a aussi les rencontres. C’est sans doute le plus intéressant dans cette expérience, la possibilité de rencontrer un nouveau lectorat, d’autres passionnés de littérature, et surtout de littérature fantastique.

Puis, il y a les première ventes…

 

J’avoue que j’ai attendu la première vente avec impatience. Ma pire peur était de repartir bredouille sans pouvoir vendre un seul roman. Heureusement, ce ne fut pas mon cas ! J’ai au moins eu un peu de chance pour cela ! Je remercie Christian pour ce premier livre vendu.

 

Il a permis de mettre en branle cette première séance de dédicace et ce fut un soulagement de vendre ce premier roman ! Bien sûr, il y a eu aussi d’autres rencontres sans provoquer un achat, mais au moins, cela a pu susciter un intérêt.

 

Ce à quoi je ne m’étais pas attendue concerne les opportunités et les offres qu’on a bien pu me faire au cours de cette séance de dédicace.

… De nouvelles opportunités…

 

De fait, j’ai eu une proposition intéressante et j’espère pouvoir entendre parler de cette opportunité d’ici quelques jours. Je me rends compte que pour les débuts d’un auteur, je dois aussi réfléchir à d’autres opportunités pour me permettre de continuer à vivre de mon écriture et attendre que mes romans commencent à se faire connaître.

 

Je me suis vu proposer une vacation au sein de l’université d’Alençon. En vérité, je suis excitée de pouvoir faire une telle intervention… Après vous savez ce qu’on dit, il y a l’opportunité et les mots, et ensuite il y a les actes, j’attends donc de voir si celle-ci se réalise.

… Et beaucoup, de soutien

 

Enfin, et surtout, il y a le soutien apportée par toute l’équipe de l’espace culturel du Leclerc d’Alençon, ainsi que de l’équipe du supermarché en général. Ils ont été présents tout au long de mon intervention, à venir me voir dès qu’ils le pouvaient pour savoir si tout allait bien.

 

Je dois dire qu’ils ont été d’un soutien indispensable, notamment l’équipe du rayon des livres ainsi que de sa responsable. Je dois aussi apprécier la présence de garde de sécurité et de ses jolies compliments sur la couverture de mon roman !

Conclusion

Je ne suis pas du genre à aimer me présenter ni à tenter de me vendre. Je me trouve particulièrement nulle à ce propos. Prenons l’exemple de mes réseaux sociaux, j’ai bien du mal à intéresser, car en vérité, je ne sais pas vraiment quoi mettre sur ceux-ci. C’est un peu pareil pour ce qui est de se vendre et de proposer mon livre à la vente.

 

Je ne savais pas vraiment comment intéresser les gens à venir me voir. J’ai choisi la stratégie de ne pas trop insister, plutôt d’être souriante et d’inciter les gens à me regarder ou s’intéresser à ce que je faisais par un « bonjour » bienveillant.

 

J’avoue aussi que je n’avais pas préparer énormément cette séance de dédicace. Peut-être aurais-je dû le faire un peu plus. Ce sera pour le 25 mai ^^. Je suis sûre que celle-ci sera bien différente puisque je ferais une séance de dédicace au sein d’une librairie et non d’un supermarché.

 

Je vous redirais cela…

 

Quoi qu’il en soit, bien que ce fut une expérience difficile et que je juges au premier abord comme un peu humiliante, c’est quelque chose que je serais amenée à refaire, je vais m’améliorer et je vais aussi sûrement l’apprécier un peu plus au fur et à mesure que j’en ferais !

Envie de découvrir mon premier roman Trois Empires — Éveil ?