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Commencer son Projet

Savoir se renseigner pour mener à bien sa création d’entreprise

Je l’ai bien expliqué, aussi bien sur la page de bienvenue de ce site web que sur la page de mon profil. Je me suis lancée dans une entreprise d’auto-entrepreneuriat — ou micro-entreprise comme le gouvernement l’a renommée.

 

C’est un choix important à prendre, je pense, tout le monde ne souhaite pas se lancer dans la création d’une entreprise. Entreprise, c’est un mot qui peut facilement faire peur, dont l’aura est entourée de préjugés. Pour ne citer que des exemples, on a peur de devoir payer trop d’impôts, on a peur d’avoir à gérer des employés, des syndicats, peur d’avoir à s’arracher les cheveux sur notre comptabilité.

 

Ce sont des peurs que j’ai eues, des peurs assez simples que l’on peut résumer en un concept : la peur de prendre des responsabilités. On aimerait bien ouvrir un magasin ou développer une start-up, mais il y a un pas essentiel à franchir et qui est sans doute l’un des plus grands à prendre. On quitte en quelque sorte une zone de confort.

 

Cette zone, on la connaît, il n’y a pas d’inconnu dans celle-ci, même si on n’y est pas heureux, elle est moins effrayante que l’inconnu. Toutes ces questions, je les ai eues moi aussi, comme j’ai eu la peur de n’être pas à la hauteur.

 

Ce choix qui semble cornélien, on se rend pourtant rapidement compte qu’il n’en est pas vraiment un. J’ai eu beau me poser toutes ces questions pendant plusieurs mois, je savais au fond ce que je voulais faire depuis longtemps.

 

Il était temps de mûrir ce projet, vous verrez, c’est un véritable soulagement quand enfin vous prenez votre décision.

Bien décider de son projet

Avant toute chose, il faut avoir une idée en tête. On ne se lance pas comme cela dans la création d’entreprise. Pour moi, c’était l’écriture. J’avais toujours été passionnée par la rédaction et le développement d’un récit et d’une histoire. Pourtant, même en étant passionnée, peut-on en faire un métier ?

La passion suffit-elle ?

 

Malheureusement, beaucoup vous diront qu’une passion, ce n’est pas suffisant. Je ne suis pas d’accord avec ce principe. Faut-il encore que nous soyons sur la même longueur d’onde en ce qui concerne une passion ?

 

Si on prend la définition simple du terme passion, c’est une émotion. Un sentiment d’excitation inhabituel pour un individu, une activité, un sujet ou une idée. Ce n’est pas seulement de l’ordre de l’appréciation, quelque chose que vous aimez bien faire de temps à autre. C’est un sentiment extraordinaire qui vous procure de la joie à chaque moment que vous rencontrez cette personne ou pratiquez cette activité.

 

C’est une source intarissable d’expansion de soi. Quelque chose d’unique qui vous rend aussi heureux qu’il vous fait grandir.

 

En éprouvant un sentiment aussi fort pour votre activité, comment celle-ci ne pourrait-elle pas être suffisante ?

Bien réfléchir à son projet

 

Il faudra tout de même bien réfléchir à votre projet, afin d’éviter des déconvenues futures. Il faut savoir s’organiser. Pour moi, cela a été surtout la question de la publication, comment vais-je réussir à me faire connaître ? Devrais-je tenter les maisons d’éditions ? Quoi faire en cas de refus ?

 

Je vous avoue, je ne l’ai pas encore fait en ce qui concerne les maisons d’éditions. Un point pour moi, je sais pertinemment pourquoi je ne l’ai pas fait. D’un ordre pratique, les histoires que j’ai écrites par le passé n’avait pas une qualité littéraire suffisante de mon propre aveu. Ensuite, il y a toujours une peur du refus.

 

C’est une peur qu’il va falloir que j’affronte, de toute façon. A titre expiatoire autant que par connaissance, c’est toujours bon d’avoir un avis extérieur.

 

Bref, l’auto-publication était aussi un bon moyen pour moi de mettre en pratique les connaissances que j’avais acquises et la possibilité de créer quelque chose qui me serait propre sans contrainte éditoriale.

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Quelques démarches

 

Pour commencer à vous renseigner sur le domaine que vous souhaitez intégrer, vous pouvez entreprendre une petite analyse du marché actuel. Il y a de nombreuses bases de données qui pourront vous renseigner sur les statistiques de votre industrie. Je pense à l’APCE et à l’INSEE aussi.

 

Cela peut être utile pour bien comprendre dans quoi vous vous lancez sans faire de trop grosses recherches. Cela vous permettra de savoir quelles sont les faiblesses ou les manques de ce marché qui pourront être une porte d’entrée idéale pour vous.

 

Pensez également à vos atouts et vos faiblesses, et comment vous pouvez palier à ses dernières pour réussir dans votre création d’entreprise. Ces quelques mots peuvent sembler bateau mais en vérité, c’est un début indispensable avant de plonger plus avant dans votre envie manifeste de devenir entrepreneur.

Savoir se faire aider

Il y a une chose que vous devez savoir aussi. Vous n’êtes pas tout seul, comme je n’étais pas seule en Normandie à tenter de développer un nouveau projet. Je pense qu’il est bon de savoir se couper du monde extérieur sans chercher à savoir ce qu’entreprennent vos concurrents pour garder une certaine originalité dans votre projet.

Chambre du Commerce et de l’Industrie

 

Il est cependant bon aussi de savoir ce que d’autres font, et comment ils les réalisent qu’ils soient créateurs dans la même industrie que vous ou non. Il est aussi essentiel de savoir qu’en France, il y a pas mal de structures qui peuvent vous aider à mieux construire votre projet.

 

Je ne parle pas de pôle emploi mais plus de la Chambre du Commerce et de l’Industrie ou encore de la Maison de l’artisanat. J’ai récemment suivi une formation au sein de la CCI, elle est dispensée dans toutes les CCI de France, il suffit de vous renseigner au sein de votre organisme d’appartenance.

 

Dispensée sur cinq jours, elle permettait d’avoir toutes les informations nécessaires pour la bonne préparation de votre projet, comme le bon déroulé de celui-ci. Les intervenants venaient d’organismes comme l’URSSAF ou encore la Sécurité Sociale des Indépendants.

 

Tout cela peut vous sembler abstrait, pourtant si vous vous lancez dans la micro-entreprise, ils auront tôt fait d’avoir une signification bien précise. Ayant fini mes études de commerces cinq ans plus tôt, j’ai redécouvert des sujets que j’avais abordés en cours et d’autres que j’avais rencontrés au cours de mes années d’expérience.

 

Ne partez pas en vous disant que vous savez déjà comment bien gérer une entreprise et comment la développer. Il est toujours bon de se renseigner avant sur les différents cadres juridiques et les motifs d’imposition. Il vaut d’ailleurs mieux éviter les erreurs avec ces derniers…

Une histoire d’ACCRE…

 

Je vous parle de cette aide que vous pouvez obtenir de l’extérieur car j’ai fait une erreur au cours de la création de l’entreprise qui aurait certainement pu être évitée si je m’étais faite accompagner pendant mon immatriculation à l’INSEE.

 

Pour faire simple, quand vous avez décidé d’ouvrir l’entreprise, vous devez faire une demande auprès de l’INSEE. C’est essentiel pour recevoir le numéro d’immatriculation de votre entreprise. Dans la micro-entreprise, cela se fait souvent sur la plateforme de l’auto-entrepreneur, et pour les entreprises individuelles ou les sociétés sur la plateforme du guichet des entreprises.

 

J’ai fait une confusion entre l’ARCE et l’ACCRE. A deux lettres près, vous me direz la confusion était compréhensible. L’ARCE représente les aides financières à la création d’entreprise que vous pouvez recevoir quand vous bénéficiez des droits de pôle emploi.

 

On m’a informée à pôle emploi que je ne pouvais souscrire à cette aide. Ainsi quand j’ai enregistré mon entreprise, au moment où on m’a parlé de l’ACCRE, j’ai cru que c’était la même chose, et j’ai pensé que je ne pouvais y souscrire.

 

L’ACCRE c’est une exonération sur les charges que vous aurez à payer au cours des trois premières années de vie de votre entreprise. Une exonération dont je pouvais bénéficier. Comme quoi, il ne faut pas aller trop vite dans la création de votre entreprise.

Se lancer

Si vous pensez qu’il y a un moment opportun où commencer, vous vous trompez. Vous ne serez jamais assez prêt pour commencer, ne repoussez pas pourtant votre création d’entreprise.

Le “bon” moment

 

C’est un peu comme de bonnes résolutions que l’on repousse toujours à demain. “Non, mais demain, c’est sûr je vais aller le faire ce footing”. Un exemple parmi tant d’autres… 🙂 On sait tous comment finissent ces résolutions, elles sont sans cesse repoussées au jour suivant puis au jour suivant… et ainsi de suite.

 

Fixez-vous une date. Bon, il ne faut pas avoir de date ultra précise. Par exemple, je m’étais dis début janvier j’ouvre l’entreprise et je l’ai ouverte courant janvier, ce n’est pas dramatique. Tenez-vous à votre plan de route également et persévérez.

Ne pas avoir peur de faire des erreurs

 

Je ne sais pas si c’est un trait caractéristique des français, mais j’ai l’impression de le croiser régulièrement. On a toujours peur de dire quelque chose qui ne va pas ou de faire une erreur. Tout cela nous renvoie à nos jeunes années collégiennes ou lycéennes, bref notre scolarité.

 

Vous vous souvenez ? Le prof posait une question et on avait tous l’art ou la manière d’éviter sa question. Soit en faisant semblant d’être occupé ailleurs ou en se cachant — des techniques qui n’ont jamais marché par ailleurs.

 

Il va falloir savoir s’émanciper de notre conditionnement, car des erreurs, cela je peux vous l’assurer vous en ferez. Assurez-vous juste qu’elles ne soient pas non plus dramatiques. Il y a erreur et erreur à faire bien entendu. Ne vous attirez donc pas les foudres des impôts par exemple, c’est une bien mauvaise idée.

Bien s’entourer

 

Je suis sûre qu’on a pu vous le dire par le passé. Je l’ai bien entendu au cours des derniers mois chaotiques qu’ont été mes derniers mois de travail. “Il faut que tu vois plus loin… see the big Picture…” J’avais des envies de dire un mot qui commence par F à ces beaux discours sur le Big Picture.

 

Votre projet n’est pas meilleur ou moins bon qu’un autre. Le plus important au bout du compte c’est ce que vous pensez pouvoir en faire. Il faut réfléchir à ce qu’il va vous apporter et aussi à ce qu’il va pouvoir apporter à votre future clientèle.

 

Sachez vous entourer d’une équipe qui vous soutiendra à toute épreuve. Si vous partez avec un entourage qui ne croit pas en votre projet, c’est mal parti. Il vaut mieux vous en éloigner pour le début de celui-ci.

 

Il n’y a pas à dire, c’est une longue série d’obstacles qui nous attend. On peut être sûr que cette création d’entreprise sera parsemée de critiques et de doutes. Vous n’avez pas besoin d’accumuler les doutes des autres aux vôtres.

 

Alors, oui, c’est vrai avoir quelqu’un qui croit en vous est très important, mais ce qui sera crucial restera votre propre foi. Qu’importe le temps que cela prendra — en général on le voit durant la première année de vie de l’entreprise — croyez en votre projet, et continuez, continuez, continuez.

Conclusion

Il faut avoir un minimum d’ambitions pour commencer un tel voyage. Pour croire être capable de monter une entreprise à partir de rien, vous devez avoir une certaine confiance en vous. C’est la clef de votre succès futur. Il faut avoir confiance en vous autant qu’en votre produit ou service que vous allez proposer.

 

Cela peut paraître un peu orgueilleux, mais pour être très honnête, personne d’autre ne le fera pour vous. C’est essentiel d’avoir du soutien, mais vous êtes le capitaine de ce navire. Si seuls les matelots croient être capables de le mener à bon port, c’est déjà bien mal parti.

 

Heureusement que nous ne sommes pas tout seul, il y a plein d’endroits où vous pouvez demander de l’aide. Elle peut être aussi bien au niveau de la création de votre projet que pour son financement. Pour moi — normande que je suis — il y a par exemple le Pays du Bocage qui reçoit les demandes de financement des personnes voulant se lancer dans l’entrepreneuriat en Normandie.

 

Il y a aussi des institutions au niveau européen qui peuvent se révéler utiles quand vous choisissez de financer votre projet. Tout cela est une affaire de curiosité, à vous de voir quelle organisation vous conviendra le mieux.

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