Fascination et répulsion

La Chine : Entre Fascination et Répulsion

Une culture millénaire

Je vous ai déjà plusieurs fois parlé de la Chine. Et ce sera un nouvel article sur ce pays fascinant que vous découvrirez cette semaine. Oublions quelques minutes, l’aspect le moins entraînant, en tout cas pour nous, français, qui concerne la Chine : La politique. C’est une dictature quoi qu’on en dise, répondant un climat particulier quand on arrive en Chine. Celle-ci, en plus, semble s’être intensifié au cours des dernières années. Xi Jinping, le président chinois, ne fera plus un mandat de dix ans, mais pourra le renouveler à perpétuité…

 

Qu’on se le dise, c’est assez mal barré. Bref, je m’égare — et vous me direz comme d’habitude. Je m’intéresse cette fois-ci à la culture chinoise, celle des Hans d’abord. Population majoritaire, bien d’autres peuples se répartissent sur ce grand espace du Pays du Milieu. Cette culture richissime de plusieurs millénaires est aussi fascinante que déroutante. Nous, européens, français si vous préférez, nous pouvons nous targuer d’une histoire riche de plusieurs millénaires.

 

Celle-ci n’a pas deux mille ans, mais bien plus, n’oublions en rien l’Antiquité grecque avec ces Cites et ses mythes. Homère peut bien être une figure de légende. La Chine revêt ce même caractère millénaire, cette même espérance de temps. Il y a toujours eu, de toute façon, une fascination entre l’Europe et la Chine. Une fascination commune pour deux civilisations.

 

Aujourd’hui, il ne tient qu’à moi de me souvenir de cette culture et de l’impact qu’elle a eu sur moi au cours de mes voyages. Cet impact, il se ressent d’autant plus aujourd’hui avec notre modernisation et cette globalisation du monde. Des termes bien géographiques et bien historiques.

La fascination d’une histoire

L’Asie. J’ai passé une partie de ma vie sur ce continent. C’est sans doute aussi le continent sur lequel j’ai concentré la majorité de mes voyages. Je ne sais pas vraiment si ceux-ci étaient conscients. L’étaient-ils vraiment ou était-ce un besoin viscéral de découvrir l’autre ou de voir le monde ?

 

Au final, le voyage n’est pas vraiment une découverte de l’autre mais plutôt une découverte de soi. Ceci reste un vaste débat et un vaste sujet que je n’aborderai pas aujourd’hui. Peut-être serait-ce un sujet d’un prochain article de réflexion ? À voir…

Un besoin d’exotisme

 

Les véritables raisons de mon voyage sont bien moins nobles qu’une découverte de l’autre. Comme quoi, c’est un cercle vicieux dont j’aurais dû comprendre les travers des années plutôt. J’étais heureuse de partir, de découvrir l’Asie, de découvrir cet univers inconnu qui restait tout de même familiers grâce à l’échange universitaire.

 

Tout devenait exotisme dans les premières heures de voyage. Les visages, tout d’abord, cette observation d’autrui, et l’aperçu d’une différence entre les êtres humains. Il y avait ensuite cette culture bien éloignée de la nôtre. Une culture incroyable ! Comment sur une même planète, une même race humaine peut-elle être capable d’autant de créativité divergente ?

 

C’est assez incroyable quand on y pense, combien nous sommes capables de créer, d’évoluer avec quelques similarités et autant de différences ? N’êtes-vous jamais allé au musée Guimet à Paris ? Focalisé sur les arts asiatiques, il représente déjà cette richesse culturelle de notre monde et comment sur un même continent nous sommes capables d’écrire une histoire différente.

Des millénaires d’un destin historique

 

Quand on visite pour la première fois ce monde enivrant, on ne peut s’empêcher de profiter de la beauté des lieux d’histoire, ces endroits fantastiques qui ont émerveillé nos yeux quand nous regardions ces péplum — bien que le terme soit mal utilisé — asiatique.

 

De fait, je me souviens d’une visite de la cité impériale, ne l’avez-vous jamais admiré dans un film comme le Dernier Empereur (1987) ou encore la Cité Interdite (2006). Je me rappelle avoir été fasciné par ce dernier film et notamment les décors. Je ne dis pas que c’est le meilleur film du monde, d’abord qu’il avait de nombreuses longueurs, mais surtout pour ce passage incroyable où la cour de la cité était jonchée de fleurs jaunes. Ce plan était impressionnant.

 

Au-delà de l’histoire, il y a aussi les paysages incroyables que je n’ai malheureusement pas trop découvert lors de mon périple chinois et qui m’enjoint à y retourner dans quelques temps. J’aimerais vraiment aller au Tibet… même si cela semble extrêmement difficile comme m’en avait fait part une amie.

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La beauté de l’architecture et du paysage

 

Comme mentionné précédemment, il faut bien s’extasier devant la beauté architecturale de l’histoire chinoise. Pékin est, sans doute, la ville la mieux indiquée ici, avec le palais d’été, la cité impériale, le temple du vent et bien d’autres constructions qui se sont développés.

 

Sans parler de cet édifice qui défie la loi du temps et de l’âge : la muraille de Chine. S’il y a bien une chose à découvrir dans votre vie, c’est sans doute cette prouesse de technologie et de génie. Comment ont-ils pu bâtir un tel édifice ? Vous me direz, j’en parlais encore il y a peu de temps avec mon frère, les abbayes et autres monuments religieux qui égaillent notre environnement, sont impressionnants de hauteur et de créativité.

 

Bref, parcourir ce rempart colossal, parfois aussi large qu’une route d’autre fois aussi raide d’un escalier japonais, c’est époustouflant ! Comme les images valent mille mots, je m’arrête là…

Un monde intriguant et révoltant

Cependant, comme on dirait de Paris : « c’est beau Paris, sans les parisiens… » Je plaisante ! Amis parisiens n’allez pas vous braquer pour ce petit trait d’humour. Je vous en ai déjà parlé mais nombre de mes compatriotes partis pour quelques mois en Chine en sont revenus dégoûtés ou méprisant pour la culture chinoise ou pour les chinois.

 

Il est vrai que c’est un monde à part qu’on aborde en se rendant en Chine, un monde où certaines de nos valeurs sont mis à bas et percutées de plein fouet. Je ne sais pas si cela est lié au fait que nous soyons français, qu’il semble que nous ayons des valeurs en opposition, mais ce fut très marquant. Dans le sens où la Chine soit on l’aime soit on la quitte.

Une culture bien éloignée de la nôtre

 

J’ai dû vous en parler précédemment, mais il est clair en chine que la sphère privée, elle n’existe pas vraiment, surtout en ce qui concerne notre quotidien. Je ne pense que cela le cas pour tous, mais il m’est arrivée plusieurs fois de sentir cette invasion de l’espace privée ou cette promiscuité démesurée.

 

C’est particulièrement flagrant quand vous prenez le train en Chine dans les wagons assis. C’est même assez perturbant de voir tout ce monde assis, debout, allongé dans les couloirs alors qu’une roulotte pleine de friandises tente bon gré mal gré de s’y frayer un chemin. Il y a aussi bien entendu les métros, mais cela ne nous change pas de notre train-train quotidien.

 

Vous serez certainement plus étonné quand vous vous retrouverez à faire la queue pour un ticket de métro et voir quelqu’un vous coller comme si le fait d’être juste derrière vous aller vous faire avancer plus vite. C’est assez déroutant.

Un univers qui nous déroute

 

Ce mot est tout à fait adapté : déroutant. En vérité, c’est bien le terme le milieu approprié pour parler de cet univers exotique et incroyable. Il y a, à la fois, une modernité en Chine et une ancienneté qui s’affrontent. Une modernité du pays qui se développe à une vitesse exponentielle — un peu moins maintenant.

 

C’est un peu un clash entre les deux, un clash entre une envie de devenir la première puissance mondiale et une génération encore figée dans un passé depuis longtemps révolu. C’est un peu cet échange auquel on assiste en arrivant en Chine. Le parfait représentant de celui-ci, sera cette vieille femme voûtée au visage buriné, qui tente avec peu de succès de survivre au flot de personne entrant dans la rame de métro, sans s’intéresser à elle. Elle lutte contre le courant avec beaucoup de difficulté.

Conclusion

Pour conclure, comme je vous le disais, c’est une fascination mêlée de répulsions, car il y a bien certains travers chinois qui nous sont peu familiers. Ici, j’ai parlé de l’espace privé, mais il y a d’autres petits « accrochages » que vous pourrez vous mentionner, comme les chiens qu’on peut caresser qui sont destinés à la cuisine. Vous me direz, cela existe aussi à Bali.

 

On ne peut tout de même oublier la beauté architecturale qui reste en Chine. Bien que la Révolution Culturelle ait laissé le pays exsangue, il reste, et heureusement, des beautés à découvrir et à explorer. La Muraille de Chine, si un jour vous avez la chance et l’opportunité de la découvrir, n’hésitez pas.

 

C’est un monde à part que j’ai pu découvrir et qui m’a offert deux expériences bien différentes. Une première toute particulière avec des interactions agréables et chaleureuses. En vérité, je n’ai jamais eu de mauvaises interactions, les chinois ont toujours été sympathiques et parfois même très drôles quand on arrivait à les comprendre.

 

Une troisième découverte sera la bienvenue… 🙂

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